AUSTERLITZ : La bataille des trois Empereurs, 2 Décembre 1805
Napoléon à la bataille d'Austerlitz, par François Pascal Simon
Lieu
République Tchèque à 8Km de Brno.
Campagne d'Allemagne
Forces françaises
73000 Hommes, dont 13000 Cavaliers,139 Canons
Commandement : Empereur Napoléon
Garde Impériale, Bessières, Grenadiers, Hulin, Chasseurs, Soulès, Garde Royale Italienne, Lecchi.
Maréchal Bernadotte
Maréchal Davout
Maréchal Soult
Maréchal Soult
Maréchal Lannes
1er Corps : Bernadotte
1ère Division, Rivaud
2ème Division, Drouet
Division de cavalerie Kellermann
3ème Corps : Davout
2ème Division Friant
4ème Corps : Soult
1ère Division, Saint-Hilaire
2ème Division, Vandamme
3ème Division, Legrand
5ème Corps : Lannes
1ère Division, Caffarelli
2ème Division, Duroc-Oudinot
3ème Division Suchet
Division de cavalerie de réserve, rattachée à la 2ème Division de dragons
Treillard et Milhaud
Réserve de cavalerie : Murat
1ère Division de grosse cavalerie, Nansouty
2ème Division de grosse cavalerie, de Hautpoul
1ère Division de dragons, Klein
2ème Division de dragons, Walther
3ème Division de dragons, Beaumont
4ème Division de dragons, Bourcier
Artillerie de la grande Armée, Faultrier
Forces Austro-Russes
72789 Fantassins, 14139 cavaliers, 318 canons.
Commandement : Général Kutusov, avec la participation active du Tsar Alexandre 1er et l'Empereur d'Autriche, François II.
Commandement de l'armée autrichienne : Jean Liechtenstein
Chef d'état-major autrichien : Weyrother
Chef d'état-major russe : Gerhard
Aile droite : Buxhoewden
Avant-garde Autrichienne : Kienmayer
1ère colonne russe : Doktorov
2ème colonne russe : Langeron
Centre : Kutusov
3ème colonne : Przybyzewski
Aile Gauche : Jean Liechtenstein
4ème colonne austro-russe : Kollowrath et Miloradowich
5ème colonne cavalerie : Jean Liechtenstein
Avant-garde russe
6ème colonne : Bagration
Garde impériale russe
7ème colonne : Grand-Duc Constantin
Du brouillard... au soleil d'Austerlitz
Météo : Brouillard jusqu'à 8 heures, temps de neige 2 à 5 degrés, pluie fine entre coupée de neige en fin d'après-midi.
Début de la bataille : 7 heures. Fin : 17 heures
Un modèle de stratégie militaire, toujours enseignée dans les plus grandes écoles, un chef-d'oeuvre tactique qui consiste à amener son adversaire à l'endroit désiré, en lui laissant croire qu'il détient la meilleure position.
1/Concentration des forces Françaises
L’attaque décisive du corps de Soult sur le centre allié et la contre-attaque de la Garde impériale russe. Carte du Département d’histoire de l’Académie militaire des États-Unis.
Le 28 novembre au soir, Napoléon organise la concentration des forces armée, la Division de Caffarelli de Pörhlitz sur Brünn est rappelée et mise sous les ordres de Lannes à l'aile gauche de la grande Armée. Klein et sa cavalerie se placera de Vienne sur Brünn, Bernadotte se repositionne de TreBtisch sur Brün avec les Divisions TIVAUD et Drouet, laissant les Bavarois de DeWrède vers Iglau pour observer l'archiduc Ferdinand. Mortier assure la Garde de Vienne avec les trois Divisions Dupont,Gazan,et Dumonceau. Marmont laissé un peu de côté, restera attentif aux évènements de Moravie et marquera l'archiduc Charles.
Les 29 et 30 ces ordres se mettent en place. Le santon est fortifié et truffé d'artillerie ;L'aile gauche vers Bellowtiz est formée par Lannes, sous couvert par la cavalerie de Murat ; Soult qui s'est retiré d'Austerlitz s'installe vers Schlapanitz avec de la cavalerie sur Pratzen. Des postes tiennent les passages inférieurs du Goldbach ; l'armée se repliera derrière la Schwarzawa en cas
D'attaque surprise. Le 1er Décembre, Bernadotte arrive dans l'après midi ; Davout arrive vers 19 heures à Gross-Raygern avec Friant et Bourcier qui atteignent Léopoldau ; Gudin et Klein arrive à Nikolsbourg.
2/ Le plan de Napoléon
Affichage remarqué des positions française (partielle) visibles et « abandonnées a l'ennemi » camouflage discret du gros des troupes Françaises prêtes à intervenir.
Napoléon à compris sans difficultés le dispositif des alliés, la logique de leur manoeuvre est mal exécutée, avec un déficit d'informations, un déploiement prématuré qui ne permet plus de dissimuler leur intentions et rend impossible de combler le danger d'une attaque surprise.
Le Tsar lui même n'imagine en rien une telle éventualité.
3/ l’engagement des forces Françaises (1ère Phase)
Ayant laissé le plateau de pratzen aux troupes austro-russes de Buxhövden, celles-ci abandonne la position à 7heures pour descendre au contact de l'aile droite Française très faible en nombre commandée par Davout, dans l'intention de l'écraser entre les étangs de Sokolnitz et Telnitz. A 8h 30 Napoléon constatant la manoeuvre espérée des coalisés, lance SOULT à l'assaut du plateau de Pratzen imprudemment dégarnit. Il sera conquis en une demie heure. Vers 9 heures Koutouzov,prend la mesure de son erreur et tente en vain de reprendre le plateau avec toute les réserves dont il dispose, incluant les 10000 hommes de la garde impériale Russe. Une furieuse mêlée engage le plus gros des forces de cavalerie. La rapidité des mouvements des troupes françaises sorties du brouillard ne laisse pas de place à l'artillerie russe forte de près de 280 pièces, contre 139 pour les français.
4/ L'engagement des forces Française
Bessières conduit la première charge avec les grenadiers de la garde à cheval sur le plateau de Pratzen, celle ci manque de vigueur et échoue, une deuxième commandée par Rapp et ses mameluks, refoule la cavalerie russe sur son infanterie qui est à son tour disloquée.
L'achèvement de la coalition austro russe est balayée par l'artillerie de Bernadotte au Nord du plateau de Pratzen qui allonge son tir. Soult se repositionne sur la droite et conduit Saint Hilaire sur Sokolnitz et Vandamme sur Aujezd. Oudinot et la garde se pressent sur la Chapelle-saint-Antoine.
Les dragons de Beaumont se placent entre les deux divisions de Soult, Oudinot, avance sur Kobelnitz pour soutenir Legrand et prendre sur leur flanc les troupes de Buxhoewden qui espèrent franchir le Goldbach.
Przybyszewski lui est au château de Sokolnitz, et Langeron dans le village du même nom sont
Attaqués sur la rive droite par Friant, et sur la rive gauche par Saint-Hilaire qui les mettent tous deux en déroute vers le Sud.
Les russes qui ont réussi à franchir le Goldbach sont pris ou précipités dans l' étang de Kobelnitz ou jetés sur les grenadiers d'oudinot.
Przybyszewski et Langeron sont fait prisonniers, Buxhoewden est en fuite avec une partie de sa cavalerie vers Aujezd avant la prise du village par Vandamme.
Doktorov resté seul, tente de se dégager il rejoint les restes de trois division russes et tente de stopper les français en s'adossant aux étangs de Satchan et de Menitz, mais l'artillerie de Soult et de la garde, appuyé par saint Hilaire de front, Friant et Vandamme sur ses deux flancs amène
L'infanterie russe à tenter une retraite par la digue qui réunit les étangs dont la glace est brisée par l'artillerie française.
La confusion et la panique des coalisée est consommée. Doktorov réussi à rejoindre à la tombée de la nuit quelques milliers d'hommes de l'armée austro russe en déroute protégée par la cavalerie de Kienmayer .
La Grande Armée Française à vaincu le Tsar et l'Empereur Nicolas II d'Autriche en moins de 10 heures.
Le 6 Décembre 1805 un armistice est signé par le Maréchal Berthier et le Prince Liechtenstein.
Trois décrets sont imposés.
- Il fixe la ligne de démarcation entre les deux armées, donnant aux Français toute la région située sur la rive droite de la March jusqu'à son confluent avec le Danube, incluant la ville de Presbourg (Bratislava).
- L'armée russe évacue la Moravie et la Hongrie dans un délai de quinze jours et la Galicie sous un mois.
- Interdiction de toute levée de contingents en Bohême et en Hongrie et la prohibition de toute armée étrangère sur le territoire autrichien.
Bibliographie
- Dictionnaire des batailles de Napoléon - Alain Pigeard
Editions Tallandier